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Auxiliaire d'enseignement

Edition 2011

                                               Département d'études françaises

Université de Toronto 

Édition 2011

 

FAIRE SES CLASSES 

Guide pratique de

l’auxiliaire d’enseignement

 

Rédaction de la première édition (1993):

Madeleine Charlebois, David Clandfield, Pierre Haillet, Jacqueline Hanna, David Heap, Danièle Issa-Sayegh, Eric James, Francoise Khettry, Monique Leon, Nicole Maury, Paul Perron, David Smith. Cameron Tolton, Timothy Tomlinson, Claudine Vercollier, Russon Wooldridge

Rédaction de la deuxième édition (2002):

Anne-Marie Brousseau avec la collaboration de Danièle Issa-Sayegh, Sylvana Mastromonaco et Geeta Paray-Clarke

Rédaction de la troisième édition (2004):

Anne-Marie Brousseau avec la collaboration de Marie-Anne Visoi

 Rédaction de la quatrième édition (2006):

Anne-Marie Brousseau

Rédaction de la cinquième édition ( 2007), sixième édition (2008), septième édition (2009), huitième édition (2010), neuvième édition (2011)

Danièle Issa-Sayegh

© Juin 2011, Département d'études françaises, Université de Toronto 

1.     Le Guide: mode d'emploi

Le Guide pratique de l'auxiliaire d'enseignement s'adresse à tous ceux et celles qui, comme vous, assument des tâches d'enseignement au sein du Département d'études françaises, que ce soit à titre de lecteur ou lectrice, de 'teaching assistant' (TA), de 'course instructor' ou de 'stipend'. Il se veut un complément à la brochure Tips for Teaching: A Handbook for New Teaching Assistants que l'Université de Toronto met à la disposition de l'ensemble de ses auxiliaires d'enseignement. Le Guide fournit des informations spécifiques au Département et aborde les problèmes propres à l'enseignement des cours de langue.

Le but premier du Guide est de vous faire gagner du temps. Il vous aidera à vous y retrouver au sein de l'organisation départementale, à dénicher les ressources qui sont nécessaires à votre travail et à améliorer vos pratiques d'enseignement. Vous y trouverez des trucs, des ficelles du métier, des informations utiles pour préparer, présenter et tester la matière de vos cours ou de vos ateliers.

Le Guide est le résultat d'une mise en commun des expériences de plusieurs membres du Département. Cette rédaction partagée se traduit dans la structure du document: chaque partie constitue en fait un petit document en soi, qui reflète le style de ses auteurs, leurs préoccupa­tions et les problèmes liés au contexte particulier dont ils traitent. Certaines informations sont données à plus d'un endroit (éduquer, c'est répéterl), de façon à fournir un contenu complet pour chaque partie.

Le Guide sera d'autant plus utile aux auxiliaires d'enseignement qu'il répondra à leurs questions et tiendra compte de leurs préoccupations. Faites part au Département de vos commentaires, suggestions, critiques (et louanges?). Votre apport sera précieux pour la mise à jour annuelle de ce Guide.

Le Guide est un document de référence qui vous sera indispensable tout au long de votre enseignement. Lisez-le une première fois, annotez-le et étudiez bien la table des matières, de façon à pouvoir retrouver l'information pertinente lorsque vous en aurez besoin. N'hésitez pas à utiliser les dernières pages du Guide pour y ajouter vos notes personnelles et pour consignez les questions que vous pourrez poser lors des ateliers pédagogiques ou des rencontres avec des coordonnateurs ou des coordonnatrices. Ayez-le sous la main à tout moment et ... suivez le Guide.

 2.      Le Département: structure, organisation, ressources

Le Département d'études françaises relève de la Faculté des arts et sciences ('Arts and Sciences') de l'Université de Toronto. Il est voué à l'enseignement du français dans les do­maines suivants: littérature, linguistique, langue et traduction.

Suivant la tradition anglo-saxonne, l'Université de Toronto est organisée selon une double structure. D'une part, elle est divisée en plusieurs facultés, elles-mêmes divisées en plusieurs départements. D'autre part, elle regroupe plusieurs collèges sur trois campus. Les campus de Mississauga et de Scarborough sont situés respectivement. dans les banlieues ouest et est, alors que le campus Saint-George, le plus important, est situé au centre-ville.

Les collèges accueillent les membres du corps professoral de diverses disciplines et assurent aux étudiants et étudiantes un point d'ancrage tout au long de leurs études. Les six collèges du campus Saint-George (lnnis, New College, Saint Michael, Trinit y, University College, Victoria) abritent à la fois des salles de cours, des bureaux pour le personnel enseignant, un bureau du Registraire et des services à la population étudiante. Un septième collège, voué à l'éducation permanente (Woodsworth), offre essentiellement les services de registraire.

Le bureau du Registraire ('Registrar") est le service essentiel au bon déroulement de la carrière étudiante. C'est auprès du Registraire de leur collège que les étudiants et étudiantes règlent leurs inscriptions et entament les différentes procédures administratives mises à leur disposition (les 'petitions', par exemple).

2.1 L'administration du Département

Le Département d'études françaises est administré par des officiers, en conformité avec les règles de fonctionnement déterminées par les règlements de régie interne ('bylaws') du Département. Ces officiers sont des membres du corps professoral, qui continuent d'ailleurs à assurer des tâches d'enseignement tout au long de leur mandat administratif. Ces personnes occupent les postes suivants:

  • Direction du Département ('Chair'):: responsable de tout ce qui concerne l'ensemble du Département.
  • Direction des Études de premier cycle ('Associate Chair, Undergraduate Studies'): responsable de tout ce qui concerne les études de baccalauréat. Elle s'occupe notamment de l'attribution des cours, des évaluations et de la coordination des programmes.
  • Direction des Études de deuxième et troisième cycles ('Associate Chair, Graduate Studies'): responsable de tout ce qui concerne les études de maîtrise et de doctorat.
  • Coordination des auxiliaires d'enseignement: responsable de l'encadrement des auxiliaires d'enseignement et de leur développement pédagogique.
  • Conseil académique pour les deuxième et troisième cycles ('Graduate Secretary'): responsable d'orienter les étudiants et étudiantes dans la poursuite de leurs études en français.

Les officiers du Département sont assistés par du personnel administratif, ainsi que par différents comités consultatifs. La liste complète du personnel de direction, du personnel administratif et des membres des comités, ainsi que leurs coordonnées, figure dans le répertoire annuel du Département, dont vous trouverez une version électronique dans notre site web (http://www.chass.utoronto.ca/french/facstaftï).

 Les membres du personnel administratif liés aux études de premier cycle sont:

  • La Conseillère administrative pour le premier cycle ('Undergraduate Counselor'): res­ponsable des modalités administratives pour tout ce qui touche les études de premier cycle, elle joue également un rôle d'orientation auprès des étudiants et étudiantes.
  • L'Administrateur des finances ('Finance Officer'): responsable de tolites les questions d'ordre budgétaire pour le Département.

Les questions d'ordre académique qui ne relèvent pas de l'administration sont prises en charge par le Comité de curriculum ('Curriculum Committee'). Ce comité consultatif s'occupe de toutes les questions concernant les cours et les programmes, tant pour le premier cycle que pour les études supérieures (changements au programme, choix du matériel pédagogique, développement de syllabus, etc.).

Outres les officiers du département, qui sont membres d'office, le comité est constitué de deux membres représentant UTM et UTSC, six membres élus parmi le corps professoral (deux en langue, deux en linguistique et deux en littérature) et de membres étudiants élus par leurs pairs (French Course Union au premier cycle, SESDEF aux cycles supérieurs).

Pour l'enseignement des cours de langue au premier cycle, des membres du corps profes­soral assurent la coordination des activités d'enseignement et d'évaluation. Ce sont:

  •  Les coordonnateurs ou les coordonnatrices de séries: responsables de la coordination entre les sections d'un même cours quant au contenu et aux méthodes, ainsi que de la planification de certaines activités qui se déroulent au cours de l'année (examen final, choix des ouvrages pour l'armée suivante, etc.). Cinq personnes assurent cette fonction: une pour les cours FSL 100-102, une pour le cours FSL121, une pour le cours FSL 221, une pour le cours FSL321 et une pour les cours FSL 421. Celles-ci peuvent être secondées par des coordonnateurs ou des coordonnatrices de cours.
  • Les examinateurs et examinatrices en chef: responsables de l'examen final, commun à toutes les sections d'un même cours, et qui se tient peu après la session normale des cours. Ces personnes composent l'examen, après consultation avec l'équipe enseignante du cours, et organisent le travail de l'équipe de surveillance de l'examen et de l'équipe de correction.

2.2 Les documents à consulter

De façon périodique, tout au long de l'année, le Département publie un bulletin d'informa­tion sous forme électronique, les News. Ce bulletin est envoyé à tous les membres du Départe­ment par l'entremise de la French List, à laquelle vous appartiendrez dès que vous aurez transmis votre adresse électronique au secrétariat du Département. Les News présentent des informations importantes concernant: le déroulement de l'année universitaire (formalités à remplir, dates limites, etc.), ainsi que des annonces concernant tous les aspects de la vie départementale. Les News sont complétées par des annonces ou des mémos ponctuels, diffusés sous forme électronique. Il est donc indispensable que vous dépouilliez régulièrement votre courrier électronique pour obtenir toutes les informations pertinentes à votre enseignement. Vous pouvez vous. adresser au secrétariat du Département pour assurer la diffusion de vos messages.

Les informations qui concernent particulièrement les tâches d'enseignement au premier cycle figurent dans quatre documents officiels: le Academie Handbook, le Calendar, la Undergraduate Brochure et le Teachlng and Testing Programme. Les deux premiers documents sont émis par la Faculté des Arts et Sciences, alors que les deux derniers proviennent du Département. Tous ces documents ont force de loi, et il est de votre responsabilité de respecter et de faire respecter cette loi dans le déroulement des activités d'enseignement. Ils fournissent non seulement des informations, mais aussi des règlements et des marches à suivre. Assurez-vous d'obtenir une copie de chacun de ces documents. S'ils ne vous ont pas été remis en début d'année, demandez-les à la Conseillère administrative du premier cycle ou, pour le Calendar, au Registraire d'un collège. Vous pouvez également consulter ces documents en ligne:

www.artsandscience.utoronto.ca/studjentaffairslhandbook.shtml (Academie Handbook)

-  http://www.artsandscience.utoronto.ca/ofr/calendar/Sessional_Dates.html (Calendar)

www.chass.utoronto.ca/french/under/index.html (Undergraduate Brochure)

Le Academie Handbook donne les principes essentiels du comportement à suivre dans toutes les disciplines des Arts et Sciences, ainsi que certains règlements académiques. Vous devez en connaître l'essentiel et pouvoir vous y reporter au besoin. Vous y trouverez, par ex­emple, les instructions concernant les formalités à accomplir:

  • en début de session: barème de notation ('Marking Scheme'), stratégies concernant la façon de mener le cours (cas de perturbations en classe, comportements inacceptables);
  • à certaines dates: remise de travaux avant la date limite pour l'abandon d'un eours sans pénalités, interdiction d'attribuer plus de 25 % de la note durant les deux dernières semaines de cours;
  • à la fin des cours (remise des tests, interdiction de communiquer directement la note aux étudiants et étudiantes);
  • à propos des absences des étudiants et étudiantes liées à des pratiques religieuses;
  • à propos des cas de plagiat ou de tricherie. : http://www.artsci.utoronto.ca/main/faculty/acaresources )

Le Calendar rassemble les règlements académiques de la Faculté et de l'Université. C'est une sorte de guide général, que reçoivent tous les étudiants et étudiantes. On y trouve par exemple:

  • la description succincte de tous les cours de la Faculté, avec leur durée (cours annuel ou semestriel) et leurs préalables;
  • les dates importantes de l'année académique (début des classes, fin des classes, date limite pour l'abandon d'un cours sans pénalités, jours fériés);
  •  des explications sur le système de notation (A = excellent, etc.);
  • des lois et règlements régissant la conduite des membres de la communauté universitaire ('Code of Behaviour on Academie Matters' , 'Code of Student Conduct').

La Brochure du Département précise certaines des informations fournies par le Calendar. Elle liste les différents programmes disponibles avec leurs exigences (spécialiste, majeure, mineure), ainsi qu'une description détaillée de chacun des cours offerts (contenu, ouvrages requis et conseillés, préalables et exclusions. mode global d'évaluation).

Le Teaching and Testing Programme, ou TTP, est en quelque sorte un syllabus-type pour les cours à sections multiples. Vous recevrez seulement le ITP pertinent au cours que vous enseignez. C'est une description détaillée du cours portant sur le contenu, les ouvrages utilisés et les méthodes d'enseignement; il précise les objectifs du cours, le déroulement du cours et l'évaluation. Ce document est révisé chaque année par l'équipe enseignante du cours à sections multiples, sous la responsabilité du coordonnateur ou de la coordonnatrice de série. La majorité des informations du TIP se retrouvent également dans le site Blackboard du cours que vous enseignez. Blackboard est un programme de gestion en ligne des cours (voir le chapitre 8 de ce guide), accessible à la fois aux étudiantes et étudiants inscrits et à l'équipe qui enseigne le cours.

2.3 Les personnes-ressources

Dans la poursuite de vos activités d'enseignement, vous vous poserez certainement des questions, vous éprouverez probablement des difficultés. Si les divers documei1ts à votre dispo­sition ne vous apportent ni réponses, ni solutions, adressez-vous à une personne-ressource du Département, en consultant la liste ci-dessous. Vous pouvez également consulter la personne qui agit pour vous comme superviseur; elle est identifiée dans votre contrat d'emploi.

POUR TOUTE QUESTION CONCERNANT:     

Votre contrat adressez-vous à la directrice du 1er cycle

Le règlement de votre salaire adressez-vous à  l'administrateur des finances

VOTRE ACTIVITE D'ENSEIGNEMENT :

- salle de classe adressez-vous à la conseillère administrative 1er cycle

- disposition d'un bureau adressez-vous au directeur du département

- centre multimédia (monitorat) adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- horaire du cours adressez-vous à Site Blackboard/Directrice du 1er cycle

LE CONTENU DU COURS :

- Teaching and Testing Programme  (TTP) adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- exemplaire du manuel ou des textes adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- autres documents adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- en cas de difficulté avec les librairies du campus (approvisionnement tardif, par exemple)

   adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- reproduction de documents adressez-vous à la secrétaire du département

DE L'AIDE PEDAGOGIQUE adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

L'EVALUATION PAR LES ETUDIANTS adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

 LE PLAGIAT ET LA TRICHERIE adressez-vous à la directrice du 1 er cycle

 L'UTILISATION DU CENTRE MULTIMEDIA

- matériel adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- réservations adressez-vous au technicien du Centre multimédia

- carte d'accès adressez-vous au technicien du Centre multimédia

LES EXAMENS UNIVERSITAIRES

- participation adressez-vous à la Directrice du 1 er cycle

- contenus adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

- réunions de correction adressez-vous à l'examinateur ou examinatrice en chef

LES DEMANDES D'AUDITION LIBRE adressez-vous à la directrice du 1 er cycle

LES MOYENS DE JOINDRE UN ETUDIANT adressez-vous au Blackboard/Registraire du Collège

LES PERTURBATIONS REPETEES DANS LA CLASSE adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

 LES CONFLITS AVEC DES ETUDIANTS adressez-vous au coordonnateur ou coordonnatrice de série

UNE INCAPACITE PREVISIBLE DE REMPLIR VOTRE TACHE adressez-vous à la directrice du 1er cycle

UNE INCAPACITE SOUDAINE DE REMPLIR VOTRE TACHE :

 - classe, atelier, laboratoire adressez-vous à la conseillère administrative 1er cycle

- heures de bureau adressez-vous à la conseillère administrative 1er cycle

UNE INCAPACITE D'ASSISTER A :

 - une réunion de comité adressez-vous au président ou présidente du comité

- un atelier pédagogique adressez-vous à la directrice du 1 er cycle

- un examen universitaire adressez-vous à l'examinateur ou examinatrice en chef

2.4 Quoi faire en cas d'urgence

En cas d'urgence, restez avec votre groupe tant que la situation n'est pas revenue à la normale. Vous avez la responsabilité de votre groupe; c'est donc à vous de prendre les choses en mains. Téléphonez le plus rapidement possible à la police du campus. Une personne dans la classe aura certainement un téléphone cellulaire. Sinon, désignez un étudiant ou une étudiante pour alerter les autorités, en utilisant le téléphone le plus proche.

Pour chacune des salles de classe où vous enseignez, repérez à l'avance le téléphone le plus proche (téléphone public, bureau administratif). Ayez toujours sur vous le numéro de téléphone de la police du campus où vous enseignez.

POLICE DU CAMPUS

St. George                (416) 978-2222

UTM (Mississauga)     (905) 569-4333

 UTSC (Scarborough)  (416) 287-7333

3.  Vos conditions d'emploi

À l'exception des 'Course instructors' et des 'Sessional instructors' qui sont engagés sur une base forfaitaire (par cours ou demi-cours), les auxiliaires d'enseignement sont engagé pour un nombre d'heures précis. Ce nombre d'heures est spécifié au formulaire Description of Duties and Allocation of Hours Form que vous avez signé en acceptant votre poste. Ce nombre d'heures a été calculé avec soin et il devrait s'avérer suffisant pour accomplir les tâches qui vous ont été attribuées. La convention collective qui He les auxiliaires d'enseignement et l'Université (voir plus bas) précise que le devoir de respecter le nombre d'heures prévues constitue une responsabilité mutuelle pour chacune des parties. Il est donc important de garder le compte, semaine après semaine, des heures que vous consacrez à votre tâche: c'est la meilleure façon d'assumer votre responsabilité à cet égard.

Si vous croyez que vous risquez de dépasser le total d'heures prévu, parlez-en le plus rapidement possible avec la personne qui vous supervise. Si vous ne dites rien, VOUs risquez de perdre les recours auxquels vous avez droit. En outre, vous enlevez à l'administration du Département la possibilité de résoudre un problème, peut-être sérieux, qui resurgira sûrement à plus long terme. Pour assurer que les allocations d'heures sont bien respectées, et pour faciliter les réajustements dans la répartition du temps, une rencontre obligatoire avec la personne qui vous supervise est prévue, à mi-chemin de votre période d'emploi. Chaque auxiliaire d'enseignement rencontre alors un ou une responsable du Département pour passer en revue l'allocation des heures et en réviser la distribution au besoin. Encore une fois, il est dans votre intérêt et dans l'intérêt collectif que vous gardiez le contrôle du temps que vous consacrez à votre tâche d'auxiliaire.

Vous êtes en droit de supposer que le Département ne ménagera aucun effort raisonnable pour appuyer vos efforts dans votre tâche d'enseignement. Mais en même temps, vous avez la responsabilité de faire valoir ce droit en vous tenant au courant, en vous informant et en NOUS informant.

Plusieurs organisations pourront vous être utiles pour ce qui est des questions touchant à vos conditions d'emploi, voire à vos conditions de vie universitaire, particulièrement: le SCF/CUPE, la GSU et la SESDEF.

En tant qu'employés de l'Université de Toronto, tous les auxiliaires d'enseignement sont représentés par le Syndicat Canadien des Fonctionnaires, section locale 3902, plus connue sous son appellation anglaise CUPE-3902. Une cotisation syndicale est prélevée directement du salaire mensuel de tous les membres de l' unité de négociation, mais l'adhésion syndicale reste volontaire. Si vous désirez participer pleinement à l'activité syndicale (assister aux réunions, voter lors des élections, etc.), vous devez vous procurer une carte de membre. Il vous suffit d'entrer en contact avec le syndicat (voir les coordonnées plus bas) ou avec une personne de la délégation syndicale au Département.

CUPE-3902 négocie périodiquement une convention collective avec l'administration de l'Université de Toronto. Cette convention constitue le document légal qui régit vos conditions générales de travail, vos droits et obligations, ainsi que les critères d'embauche. Prenez-en donc connaissance. Il vous sera également utile de lire les affiches et les bulletins émis par CUPE pour avoir des renseignements précis sur une foule de sujets (remboursement de frais dentaires, assurance-emploi, embauches subséquentes, etc.)

En général, la meilleure façon d'éviter des problèmes relatifs à l'emploi est de parler de vos conditions de travail avant que de réels problèmes ne se posent. Ne craignez pas de vous adres­ser à la Direction du premier cycle ou au syndicat, soit directement, soit par l'entremise de sa délégation au Département. Le Département et CUPE entretiennent de très bonnes relations, et les différends se règlent le plus souvent par une entente mutuelle, sans avoir à recourir à des plaintes formelles.

La Graduate Students' Union (GSU) est l'association des étudiants et étudiantes de deu­xième et troisième cycles de l'Université de Toronto. La GSU représente entre 9000 et 10 000 personnes qui poursuivent des études supérieures auprès de l'administration de l'Université, mais également aux niveaux provincial et national, auprès de la Fédération des Étudiants de l'Ontario et de la Fédération Canadienne des Étudiants. En outre, la GSU offre des services à la population étudiante: conseils sur la 'School of Graduate Studies', sur les bourses, sur le loge­ment, sur les droits des étudiantes et étudiants étrangers, etc. Elle assume également la gestion de l'assurance médicale qui couvre automatiquement chaque étudiante et étudiant à temps plein et qui est financée à même les frais d'inscriptions. Il s'agit d'une assurance individuelle, qui peut être transformée en plan familial, moyennant une cotisation supplémentaire (à payer avant le 30 septembre).

La Société des études supérieures du Département d'études françaises (SESDEF) est l'association qui représente les étudiants et étudiantes de maîtrise et doctorat auprès du Dépar­tement et de la GSU. C'est par la SESDEF que les étudiants et étudiantes des cycles supérieurs peuvent contribuer aux discussions sur la forme et le contenu de leurs programmes d'études. Un membre élu de la SESDEF siège au Conseil Général de la GSu. Celle-ci verse à la SESDEF une subvention annuelle (proportionnelle au nombre d'inscriptions), qui est utilisée pour organiser des activités sociales et professionnelles (ateliers pratiques, colloques, publications).

Toutes ces organisations - CUPE, GSU, SESDEF - existent et agissent grâce à la partici­pation active de leurs membres. Ces organisations vous appartiennent: n'hésitez pas à les contacter, à en profiter et à vous y impliquer.

Il existe enfin quelques services de l'Université qui peuvent s'avérer utiles si vous éprouvez des difficultés dans votre vie universitaire. Tous ces services traiteront votre situation de façon confidentielle, que vous soyez aux prises avec des problèmes d'ordre professionnel ou personnel, que vous ayez des difficultés avec des collègues, des membres du corps professoral, des membres de l'administration ou des étudiants et étudiantes. En dernier recours, ou pour toute question non résolue concernant vos droits, contactez l'Ombudsperson de l'Université. Pour les autres cas, voici une liste des principaux services:

SERVICES DE L'UNIVERSITÉ - TÉLÉPHONES

SCF/CUPE -3902: (416) 593-7057

229 College Street, Room 304, Toronto, M5T 1R4

GRADUATE STUDENTS' UNION (GSU): (416) 978-2391

GSU - ASSURANCE MÉDICALE: (416) 978-8465

TEACHING ASSISTANTS TRAINING PROGRAMME: (416) 946-3619

SEXUAL HARASSMENT OFFICER: (416)978-3908

INTERNATIONAL STUDENT CENTRE: (416) 978-2564

SPECIAL SERVICE S TO PERSONS WITH A DISABILITY: (416) 978-8060

RACE RELATION OFFICE: (416) 978-1259

STATUS OF WOMEN OFFICE: (416) 978-2196

EMERGENCY (CAMPUS POLICE)

ST. GEORGE: (416) 978-2222

UTM (MISSISSAUGA): (905) 569-4333

UTSC(SCARBOROUGH): (416) 287-7333

COMMUNITY SAFETY COORDINATOR: (416) 978-1485

WALKSAFER SERVICES: (416) 978-7233

UNIVERSITY OMBUDSPERSON: (416) 978-4874

4.  L'enseignement des cours de langue

Dans ce chapitre, vous trouverez des informations utiles pour amorcer la préparation de vos premiers cours. Il s'agit d'Informations d'ordre général, qui s'appliquent aussi bien à l'enseignement de l'écrit qu'à celui de l'oral, à une classe de trois heures qu'à un atelier d'une heure.

4.1 Le rôle des coordonnateurs et des coordonnatrices de série

Le rôle des coordonnateurs et des coordonnatrices est, comme leur titre l'indique, de coordonner toutes les activités d'enseignement reliées aux cours de langues. Ces personnes établissent le lien entre toutes les personnes chargées de dispenser un cours, ainsi qu'entre l'équipe et la Direction des études de premier cycle. Elles assurent la cohésion de l'enseignement dans un cours donné (parfois secondées par des coordonnateurs ou des coordonnatrices de cours) et dans une série de cours donnée, en organisant le travail en équipe. Elles assument notamment les tâches suivantes:

  • Convoquer les réunions de l'équipe d'un cours et en établir l'ordre du jour. Les sujets abordés lors de ces réunions incluent: le choix du manuel et des autres textes; le choix des sections du manuel qui seront étudiées en vue de l'examen; la description du cours telle qu'elle paraît dans le Calendar et dans la Brochure; l'élaboration du ITP et, pour certains cours, du Course Guide; la distribution des notes pour les différentes parties du cours (note d'examen et 'term mark', note pour l'oral et pour l'écrit).
  • Organiser le fonctionnement par équipe pour chaque cours. La préparation des activités et des tests/travaux, ainsi que la recherche de documents doivent être mis en commun pour minimiser le dédoublement du travail et pour assurer une certaine uniformité de la formation d'une section de cours à l'autre.
  • Transmettre les résultats des. discussions de l'équipe au Comité de curriculum et à la Direction des études de premier cycle.
  • Vérifier les tests et l'examen final afin qu'il soit en accord avec les prescriptions du ITP. Il arrive que les coordonnateurs ou les coordonnatrices offrent leurs conseils sur d'autres aspects de l'examen final, mais c'est l'examinateur ou l'examinatrice en chef qui porte la responsabilité ultime de l'examen.
  • Assumer le rôle de supervision (aux termes du contrat d'engagement) pour tous les auxi­liaires d'enseignement qui font partie de leur équipe. À ce titre, elles sont responsables des visites de classes (pour chaque auxiliaire qui enseigne au Département pour la première fois) et de la révision de la répartition des heures (pour chaque TA dont le contrat est défini par un nombre d'heures).

Les coordonnateurs et les coordonnatrices sont des conseillères/conseillers pédagogiques.  Ce sont des personnes-ressources prodiguant des conseils, du soutien, de l'encadrement pour toutes les questions d'ordre pédagogique. Les coordonnateurs et les coordonnatrices de série peuvent toutefois indiquer des ressources pertinentes ou aider les auxiliaires d'enseignement en ce qui concerne le matériel utilisé dans un cours donné. En outre, des questions pédagogiques sont souvent soulevées lors des réunions d'équipe. C'est l'occasion pour les auxiliaires qui débutent de solliciter des conseils et pour les membres plus aguerris de l'équipe de prodiguer des conseils.

4.2 Les premières classes

Il est sage d'aller reconnaître les lieux où vous enseignerez avant la première classe. Vous saurez le temps qu'il faut pour vous y rendre; vous pourrez également anticiper votre façon d'utiliser la classe en fonction de la disposition des lieux. Vous êtes l'hôte de chaque rencontre et c'est à vous d'accueillir les étudiants et étudiantes. Le climat de la classe s'établit souvent dès les premières minutes. C'est à ce moment-là que vous établissez votre relation avec votre groupe: aidez-vous de tout votre charisme]

Demandez les noms des étudiants et étudiantes. Demandez-leur de l'écrire sur un papier plié en triangle, posé devant eux. Ayez recours à n'importe quel moyen mnémotechnique pour apprendre chacun des noms. Employez-les le plus vite possible et employez-les souvent.

Invitez les étudiants et étudiantes à s'asseoir à l'avant de la salle et à se regrouper: vous vous fatiguerez moins devant un groupe compact que devant des individus dispersés.

Distribuez le syllabus du cours et le programme pour une période donnée. Ces docu­ments devraient inclure les informations suivantes: 1) les tests, 2) les comptes-rendus des tests, 3) une semaine de révision pour chaque semestre. Cette semaine vous sera bien utile si, pour une raison ou pour une autre, vous prenez du retard dans la présentation de la matière. Si tout s'est déroulé comme prévu, utilisez cette semaine pour revoir les points difficiles, pour faire un test en commun et le faire noter par l'ensemble de la classe ou pour toute autre activité que vous jugez pertinente. Notez également les informations permettant de vous joindre: adresse et téléphone de votre bureau, adresse électronique, heures de présence (que vous devrez respecter).

En tenant compte du TTP, expliquez votre programme, ce que vous comptez faire, les buts que vous visez. Demandez aux étudiants et étudiantes si cela correspond à l'idée qu'ils se sont faite du cours, d'après la description qu'ils ont lue dans la brochure. Invitez-les à poser des questions et à faire des commentaires.

Montrez les livres que vous utiliserez et expliquez comment se reporter au programme pour savoir quand les apporter et comment s'en servir. Donnez le nom de la librairie où se vendent ces livres et, si possible, indiquez leur prix de vente.

Expliquez le système d'évaluation en général. Mentionnez que vous donnerez les détails du système d'évaluation pertinent pour chaque type de travail noté (composition, test, exposé oral) en temps voulu. Expliquez ce que vous entendez par 'note discrétionnaire' .

Vos étudiants et étudiantes ont sûrement envie de savoir qui vous êtes, de connaître quelques détails sur vous. Invitez-les à vous poser des questions: votre université d'origine, votre spécialisation, votre sport favori, voire le nom de votre chat. Il faut que votre groupe vous voie comme une vraie personne et non pas comme un médium vide, désincarné. Donnez les informations concernant vos heures de bureau et spécifiez la meilleure façon de vous joindre (téléphone, courriel).

Prenez les présences en appelant chaque nom sur votre liste. Assurez-vous de bien ajouter à la liste les noms de chaque personne présente qui ne figurait pas sur la liste officielle. Mentionnez toutefois aux personnes dont vous ajoutez les noms qu'elles doivent veiller à s'inscrire dans le cours; vous ne pouvez pas les inscrire vous-mêmes.

Vérifiez les tests de placement des étudiantes et étudiants inscrits dans votre section. Si vous avez des doutes sur le placement d'un étudiant ou d'une étudiante adressez-vous à votre coordonnateur ou coordonnatrice. N'oubliez pas que les étudiantes et étudiants ont une période de deux semaines à partir du premier jour de la rentrée pour changer de cours ou section. Au-delà de cette période la direction n'autorisera aucune permission.

À la fin de la première rencontre, vous n'aurez peut-être pas eu le temps de dire tout ce que vous aviez prévu. Terminez tout ce qui concerne la gestion de la classe à la deuxième rencontre. Ensuite, assurez-vous d'établir le plus vite possible un modus vivendi, une certaine façon de se comporter dans la classe. Donnez tout de suite à votre groupe les moyens de vivre les rencontres en français.

4.3 La langue de la classe

Par 'langue de la classe', il faut comprendre les systèmes d'adresse, d'ouverture et de fermeture d'une prise de parole, les expressions utiles pour demander une explication ou une permission, les formules pour s'excuser d'un retard! ou d'une absence. Il s'avère profitable de sensibiliser votre groupe à cette forme linguistique spécifique de la communication en classe, de permettre à chacun de savoir 'Quoi dire' et 'Comment le dire' dans telle ou telle situation. Tout cela permet de gagner du temps, mais surtout cela aide chacun à surmonter ses appréhensions et à prendre une part plus active, plus naturelle à la classe.

Parlez toujours français, sauf dans les cas où vous jugerez que l'anglais est nécessaire, comme dans les cours d'introduction (FSL 100 et 102). Acceptez alors l'anglais, mais reformulez clairement les propos en français.

Sachez donner des indications courantes en français, par exemple: indiquez la date limite pour la remise d'un devoir, demandez à chacun de s'asseoir à la même place pendant un certain temps pour vous aider à mémoriser les noms, expliquez la bonne façon de s'adresser à vous, signalez que vous allez dire quelque chose d'important pour le test, expliquez l'usage du 'tu' et du 'vous' dans la classe.

Si le français est pour vous une langue seconde, vérifiez à l'avance certaines expressions courantes. Portez une attention particulière aux fautes de genre, d'accord, de préposition. Quand vous composez un texte, faites-le vérifier par quelqu'un qui maîtrise bien le français.

4.4 La routine de la classe

La mise en train de la classe est une étape importante. Il est judicieux d'arriver quelques minutes avant le commencement de la classe. Cela vous donne le temps de vous organiser et d'établir une relation agréable avec les étudiants et étudiantes. Prévoyez quelques activités courtes à utiliser pendant que votre groupe s'installe: reprenez un point difficile, racontez une anecdote, commentez l'actualité, faites un exercice sur le 'u' et le 'ou', etc.

Prenez les présences à tous les cours si vous le jugez nécessaire. Puisqu'une partie de la note discrétionnaire ('overall assessrnent') prend en compte l'assiduité en classe, vous devrez pouvoir évaluer cette composante pour chaque personne de la classe à la fin du semestre. Pour les grandes classes, la seule façon d'y arriver est de prendre les présences.

À la fin de la classe, rappelez ce qui doit être préparé pour la classe suivante. Terminez à l' heure! C'est important pour la bonne marche de l'ensemble: des étudiants et étudiantes doivent traverser le campus pour se rendre à une autre classe (vous aussi, peut-être), un autre groupe attend de pouvoir s'installer dans la salle, etc. Et puis rappelez-vous combien il est difficile de soutenir l'attention de tout un groupe au-delà des limites prévues.

Lorsque vous quittez la salle, effacez le tableau. C'est une question de courtoisie envers le ou la collègue qui vous succédera dans la salle. Prêtez attention aux étudiants et étudiantes qui vous attendent pour vous poser des questions ou vous parler seul à seul. Il est souvent plus facile et plus rapide de régler un problème sur le champ que de donner un rendez-vous dans votre bureau.

Il est facile d'établir, après l'expérience en commun qu'est un cours, un climat de convi­vialité en participant aux conversations générales, même si elles portent sur la pluie et le beau temps. Les étudiants et étudiantes apprécient qu'on prenne part aux discussions qui n'ont rien à voir avec la classe. Si vous arrivez à prolonger les conversations en français dans le couloir, tant mieux. Mais une conversation à bâtons rompus en anglais aura aussi de très bons effets.

Des étudiants et étudiantes devront parfois arriver en retard ou partir plus tôt. Deman­dez-leur de vous prévenir. Une fois que c'est entendu, montrez-leur que vous êtes au courant et que vous avez remarqué leur arrivée ou leur départ. Ils apprécieront d'être reconnus comme des êtres singuliers et qui comptent pour vous. Si le retard est accidentel, aidez les retardataires à s'intégrer aux activités en cours. L'attention aimable que vous leur portez aura petit-être pour effet de décourager les récidives.

S'il s'agit d'un cours de plus d'une heure, prévoyez un moment de détente (quelques minutes de moins que ce qui vous paraît raisonnable pour laisser à tout le monde le temps de revenir). Résistez si possible à la tentation de vous réfugier ailleurs et profitez de cette pause pour bavarder avec votre groupe. Particulièrement s'il agit d'un cours du soir, pensez que tout le monde est fatigué et qu'un peu de chaleur humaine aidera tout le monde à mener la classe jusqu'à la fin.

Tout au long du cours, essayez d'établir le rapport des temps de parole: Quel pourcentage vous accordez-vous? Quel pourcentage laissez-vous à votre groupe? Assurez-vous que chaque étudiant et étudiante ait, au moins une fois, l'occasion de parler en classe. Après chaque classe, essayez de voir quelle a été la distribution du temps de parole. Vous? Eux? Chacun d'eux?

Préparez votre groupe aux tests et aux devoirs en gardant un lien étroit avec ce que vous avez enseigné. Donnez les comptes-rendus des tests à la date prévue. C'est une obligation morale, tout simplement. Suivez votre programme d'assez près: c'est une mesure de sécurité pour vous. Au besoin, révisez la suite du programme pour tenir compte du rythme d'appren­tissage et tenez le groupe au courant de tout changement que vous apportez. Cela ne vous empêchera pas d'introduire de la diversité dans vos cours: donnez un exercice de prononciation, rappelez une règle de grammaire, faites poser des questions par l'une ou par l'autre et, pourquoi pas?, faites chanter en choeur. .. Rappelez-vous que votre ennemi numéro 1 est l'ennui: il décourage l'apprentissage et encourage l' absentéisme.

Consultez votre groupe pour préparer le programme suivant et consultez également vos collègues. Pourquoi ne pas vous associer aux autres auxiliaires de votre équipe pour préparer les cours? N'oubliez pas que les 1TP peuvent être modifiés en cours d'année si un nombre suffisant des membres de l'équipe s'est mis d'accord. Échangez avec les membres de votre équipe et assurez-vous d'assister à toutes les réunions de coordination.

On ne rappellera jamais trop l'importance des questions. Il faut savoir les susciter, les encourager, voire les deviner. Il faut savoir y répondre de façon claire et précise, sans perdre de vue le sujet qu'on est en train de traiter. N'ignorez jamais une question, même si celle-ci vous embarrasse. Si vous ne savez pas la réponse, dites-le tout simplement: il n'y a aucune honte à ne pas savoir quelque chose. Promettez de trouver l'information et de la commu­niquer au cours suivant (prenez-en note). Et n'oubliez pas de respecter votre promesse.

4.5 Les profs en scène

La salle de classe est un théâtre et le professeur, la professeure y est la vedette. Les étudiants et étudiantes constituent son auditoire, L'idée n'est pas nouvelle, mais on l'oublie trop souvent. Revisitons donc la scène.

Un doyen résumait en ces trois conseils l'essentiel de ce que tout prof (permettons-nous ce terme familier!) doit savoir pour bien mener sa classe:

  1. Dans la salle de classe, ne jamais s'asseoir (ou presque).
  2. Ne pas hésiter à dire que l'on ne connaît pas la réponse à une question déconcertante.
  3. Éviter à tout prix le sarcasme en classe,

Ce que le doyen voulait souligner, avec une formule aussi brève, est l'importance primordiale de la persona.

Pour se faire voir, pour se faire entendre, pour bien prendre en mains la mise en scène du cours, dans lequel il joue aussi le rôle principal, le ou la prof reste debout. Pour établir une con­fiance réciproque, il faut choisir une franchise directe plutôt qu'une dissimulation qui risque de mal renseigner l'étudiant ou l'étudiante (et qui risque en même temps d'être découverte). Et pour maintenir en classe un ton favorable au dialogue entre esprits cultivés - qui est après tout l'essence de la communication universitaire - ne jamais avoir recours à l'humiliation qui naît du sarcasme.

Donc, le ou la prof, vedette della salle de classe, doit choisir sa persona pour bien cornmu­niquer avec ses étudiants et étudiantes qui, espère-t-on, vont le respecter, se fier à lui, se sentir à l'aise avec lui. Le choix de la persona est toujours une question très personnelle, mais, de la même façon que les enfants comptent sur une certaine stabilité chez leurs parents, les étudiantes et étudiants universitaires préfèrent une attitude constante chez leur prof. Ils accueillent avec plaisir un peu d'humour (le sarcasme mis à part), et même une certaine bouffonnerie. Mais le critère le plus important est que chaque prof cherche sa propre persona, celle qui lui convient le mieux et qui réussit à encourager l'apprentissage. Tôt ou tard, vous trouverez la personnalité qui convient. Si tout marche bien, votre groupe anticipera avec plaisir chaque cours, sachant que vous aurez préparé une leçon qui ne sera pas simplement instructive, mais aussi agréable et sti­mulante. Pour ne pas le décevoir, vous avez donc l'obligation d'animer, de vivifier le cours.

Il va sans dire que vous devez commencer par exprimer votre enthousiasme pour le sujet d'étude. Une attitude positive envers le manuel sélectionné (aussi imparfait soit-il) est essen­tielle. Après tout, si vous n'êtes pas vous-même enthousiaste, comment pourrez-vous susciter l'enthousiasme de votre auditoire? En même temps, vous exprimerez - très indirectement - vos espérances constantes et encourageantes quant au progrès de chacun dans la classe. Il y a quatre siècles, Michel de Montaigne a parlé de la 'sévère douceur' du professeur idéal. De nos jours, ce concept s'est transformé en un 'professionnalisme amical'.

Répétons-le: chaque cours doit être un événement. Donc sa matière, sa structure, ses activités, doivent être soigneusement prévues. Vous trouverez peut-être rassurant, surtout au début de l'année, d'employer pour chaque classe le même format. Mais, dans un cours de langue, vous constaterez rapidement que la répétiton perpétuelle de la même recette (point de grammaire, exercices, point de grammaire ... ) risque d'endormir votre auditoire. Et, bien sûr, le sommeil est défendu à tout prix. Mais même en gardant un format constant, il existe des méthodes sûres pour garder votre auditoire éveillé et attentif. Une certaine exubérance dans l'allure, des modulations de la voix, des pauses dramatiques, des anecdotes bien placées pour illustrer du vocabulaire ou des éléments de grammaire peuvent réussir merveilleusement.

La présentation de la grammaire, lue de façon monotone, le manuel à la main, est une tech­nique inadmissible. Et la présentation de tous les points de grammaire du manuel sans exception est aussi inutile qu'impossible. Un choix parmi ces règles, et leur illustration par des exemples est préférable, soit sur des transparents (préparés d'avance), soit au tableau. Si vous êtes un peu timide (et même si vous êtes plutôt sans-gêne), l'usage du rétroprojecteur a l'avantage d'attirer l'attention de l'auditoire vers un endroit à quelque distance de vous. Mais cette technique a ses désavantages. Pour certains étudiants et étudiantes, les moindres détails écrits sur un transparent sont identifiés comme importants (puisqu'ils sont visuellement très saillants), au détriment du reste de la matière du cours. En outre, vous pouvez préférer l'activité partagée qu'introduit dans la classe l'écriture au tableau noir, alors que la leçon se déroule en simultané, dans vos paroles et sous votre main.

La grande différence entre une classe de langue et un théâtre est la participation de l'auditoire. Les étudiants et étudiantes répondent régulièrement aux questions et posent parfois les leurs. D'ailleurs, au fur et à mesure que J'année s'avance, on peut former en classe de petits groupes de discussion comportant chacun un ou une porte-parole. On peut introduire l'emploi de vidéocassettes, de films, de diapositives dans le programme. On peut demander aux étudiants de lire, d'expliquer, d'enseigner même. La participation de chacun peut faire ressembler la classe à un 'reality show' plutôt qu'à une pièce de théâtre. Et pourquoi pas? Dans la salle de classe, la participation de chacun saura toujours enrichir J'atmosphère.

En guise de conclusion, voici un dernier conseil: vous trouverez souvent les meilleures méthodes pour diriger un cours dans votre propre expérience étudiante. Vos anciens profs les plus professionnels, les plus dynamiques vous fourniront des modèles à suivre, alors que les plus mauvais vous serviront d'exemples à éviter. Heureusement, les meilleurs moments s'a­vèrent souvent les plus inoubliables. Que tous vos cours soient, eux aussi, inoubliables! Vos étudiants et étudiantes en ont grande envie. Et ils le méritent.

5.  Méthodes et pratiques

Les personnes impliquées dans le développement des cours et programmes ont choisi les méthodes d'enseignement lorsqu'ils ont décidé d'adopter tels ou tels manuels, textes, matériel audio-visuel, etc. Vous aimerez peut-être ces méthodes ou peut-être pas. Dans tous les cas, vous devez les utiliser au mieux de vos possibilités, pour le bien de votre groupe. C'est un manque de professionnalisme que de bâcler son travail ou de faire cavalier seul sous prétexte que l'on n'apprécie pas telle ou telle méthode.

Par pratiques d'enseignement on entend un ensemble de moyens permettant d'enseigner efficacement les différents aspects de la matière (le vocabulaire, des points de grammaire, la prononciation, etc.). Vous allez rapidement développer vos propres pratiques et vous les raffinerez avec le temps. Pensez toujours à varier les techniques: c'est le meilleur moyen de rompre la monotonie. Des étudiants et étudiantes qui s'ennuient ne manqueront pas de le noter quand viendra le temps pour eux de procéder à votre évaluation. C'est également un bon moyen de toucher chacun des étudiants et étudiantes, en tenant compte de leurs styles d'apprentissages différents. Une technique qui convient bien à certains convient moins bien à d'autres.

La plupart des pratiques offrent simplement une structure dans laquelle on peut faire entrer n'importe quel élément de la matière. Voyons-en quelques-unes.

5.1 La dictée

La dictée se prête à divers aspects de la matière. Elle peut, par exemple, tester la cornpré­hension orale, en classe ou en laboratoire. Dans ce cas, ne tenez pas compte de l'orthographe. Si l'orthographe mal observée conduit à des confusions de sens, expliquez bien pourquoi il y a erreur et pourquoi cela compte dans. la note. Si votre but est la morphologie, ne comptez que les fautes de morphologie et rappelez au passage les différences morphologiques entre l'écrit et l'oral. Faites remarquer aussi la chaîne des accords, c'est-à-dire que si le sujet est pluriel, par exemple, les adjectifs, participes et verbes qui l'accompagnent doivent tous être aussi au pluriel.

Vous pouvez envoyer une équipe faire la dictée au tableau et envoyer une autre équipe la corriger. Vous pouvez demander à la classe de mettre des notes selon le barème que vous avez donné au début de l'année: il est bon que tous comprennent la façon dont les dictées sont notées. En outre, puisque tout cela se passe en français, c'est toujours un acquis pour l'appren­tissage de la langue. Vous pouvez faire dicter le texte par un étudiant ou une étudiante. Cela aidera chacun à prendre conscience qu'une diction claire est très importante pour se faire comprendre.

Pour la correction en classe, vous pouvez faire échanger les feuilles entre les étudiants et étudiantes. N'insistez pas sur les notes obtenues. La discrétion est de mise, ne l'oubliez pas; ce n'est pas la peine de mettre quelqu'un mal à l'aise parce qu'il a fait plus de fautes que les autres. Il ne faut pas non plus tomber dans le roman policier et faire un secret de la moindre erreur. Tout est dans la manière de dire les choses.

5.2 L'exercice à trous

Bien que décrié par plusieurs, l'exercice à trous, ou exercice de closure, est employé dans plusieurs méthodes. C'est une technique utile lorsque l'on veut varier les méthodes d'interaction orale avec le groupe. Pour cet exercice, comme pour les autres, il est bon d'intro­duire des variations: ne présentez pas toujours l'exercice selon le même format, automatique et répétitif. Mettez tout le groupe à contribution. Par exemple, demandez à l'une ou à l'autre s'il ou elle est d'accord avec la réponse donnée et pourquoi. Pensez aussi à des mises en scène possibles. Chaque phrase, même hors contexte, peut être rendue vivante si on la colore d'un sentiment, d'une émotion. Prenons par exemple l'exercice de closure: Remplissez le trou au moyen du pronom relatif approprié dans la phrase 'C'est sa mère _ lui a dit'. Vous pouvez transformer cet exercice un peu assommant (mais fort utile), en demandant: 'John, complétez la phrase suivante sur un ton d'envie'; 'Jenny, complétez la phrase suivante sur un ton d'étonnement'. Constituez-vous un répertoire des principaux états psychologiques dans lequel vous pourrez puiser de temps en temps pour colorer vos exercices.

5.3 La lecture à voix haute

Chaque période de cours devrait comprendre la lecture d'un court texte à voix haute.  Une minute, ou même moins, devrait suffire, Que ce soit la lecture d'une règle de grammaire, d'un passage de roman, d'un fait divers, tout est bon pour lire à haute voix. Demandez s'il y a des volontaires ou désignez quelqu'un. Le lecteur ou la lectrice doit se lever et regarder son auditoire tout en lisant (oui, oui, c'est possiblel), Demandez également à l'auditoire de regarder le lecteur ou la lectrice. Le regard est très important dans la communication orale et une classe de langue est justement un lieu de communication.

Signalez discrètement les fautes de prononciation les plus graves sur le plan de l' orthoépie et de la phonologie, ainsi que sur le plan de la compréhension. La prononciation 'kimie' pour 'chimie' est inacceptable; la confusion entre 'blanc' et 'blond' ou entre 'ils ont' et 'ils sont' l'est aussi. Par contre, ne perdez pas de temps sur les subtilités qui distinguent 'lait' de 'les', 'j'aimerais' de 'j'aimerai': une grande partie des francophones n'y sont même pas sensibles. Quoi que vous fassiez, vous aurez toujours la possibilité de revenir aux problèmes de phonologie. N'oubliez pas l'expressivité: il est indispensable que le groupe s'intéresse à ce qui est dit. À la fin d'une bonne lecture, applaudissez discrètement et les autres suivront; peut-être même en prendront-ils l'habitude. Vous aurez alors intégré à votre classe l'évaluation par les pairs, méthode dont les didacticiens font grand cas.

La répétition en choeur peut être un moyen efficace pour mettre à l'aise les plus timides.  Choisissez toujours quelque chose d'expressif. Si vous demandez à tout votre groupe de répéter avec vous une phrase comme 'Ah! Si j'avais su que les murs étaient si humides!' en ayant pris soin d'en analyser le schéma mélodique, tous les étudiants et étudiantes oseront imiter votre intonation, même les plus effacés. D'ailleurs, ne sous-estimez pas la valeur didactique et psy­chologique de l'imitation: c'est un bon moyen d'intégrer des éléments de prononciation et des schémas intonatifs de base.

5.4 Les jeux

Les jeux ne doivent pas être considérés comme des pratiques enfantines. Les jeux de rôle, en particulier, sont très efficaces puisqu'ils fournissent l'occasion de reproduire des situations réelles qui ne se présentent jamais dans la classe. Bien sûr, il faut que l'acte de parole mis en scène soit bien choisi. Vous pouviez demander à deux personnes de jouer une entrevue où une journaliste demande à un homme politique ce qu'il ferait si on le nommait à un poste de ministre de la santé, de l'éducation, de l'environnement, etc. Vous imposez à la journaliste l'usage du conditionnel et à l'homme politique, l'usage du subjonctif. Vous donnez au départ une liste de locutions qui déclenchent ce mode: 'supposons que', 'il faut que', 'je ne crois pas que', 'je crains que', etc. Vous pouvez aussi donner des rébus, des mots cachés, des charades, des devinettes, des refrains de chansons, des comptines. Toutefois, aucune de ces activités ludiques ne doit se prolonger. Quelques minutes suffisent, mais c'est une bonne idée d'en inclure une ou deux par période de travail, le temps de ranimer un peu le groupe.

Rappelez-vous que toute technique est bonne si elle réussit à amener vos étudiants et étudiantes à s'intéresser à ce qu'ils font. Ils s'intéressent à tout, à condition que l'on varie les modes de présentation. Chacune de vos classes compte. Faites-en un événement!

5.5 Le choix d'un thème

Avec la plupart des activités: et des exercices, il est bon de choisir un thème. Par exemple, lorsque vous demandez à votre groupe de faire des phrases pour consolider l'usage du passé composé et de l'imparfait, spécifiez que les phrases doivent traiter d'un événement politique récent, d'un film qui vient de sortir ou des difficultés de la vie étudiante. D'une part, cela évitera les phrases banales du genre: 'Quand je marchais j'ai regardé un arbre'. D'autre part, cela mobilisera mieux l'attention de tous les étudiants et étudiantes, tout en leur permettant d'enrichir leur vocabulaire et d'élargir leurs horizons en français.

5.6 Relation entre l'écrit et l'oral dans la classe de langue

Dans l'organisation des cours de langue, la division entre l'écrit et l'oral est relativement artificielle. Elle vise à donner la priorité à l'un ou à l'autre, et non pas à exclure totalement l'une des deux composantes. On ne peut pas enseigner l'écrit sans mentionner l'oral; on ne peut pas enseigner l'oral sans mentionner l'écrit.

La correspondance entre la forme écrite et la forme orale d'un énoncé n'est pas toujours très évidente. Au cours des siècles, le développement de la langue française a creusé un fossé toujours plus grand entre la prononciation (qui a beaucoup changé) et l'orthographe (qui s'est fossilisée).

Pour vous en convaincre, comparez la forme orthographique de la phrase suivante avec sa transcription phonétique:

  • Les dieux ne voient pas le temps passer = 32 signes écrits
  • [le dj0 nvwa pal ta pase] = 18 signes oraux

Pour aider vos étudiants et étudiantes à s'y retrouver, vous devrez établir un pont entre les deux formes de la langue, chaque fois que l'occasion se présente.

Par exemple, lorsque vous enseignez les genres, prenez le temps d'expliquer comment la consonne finale peut signaler le féminin pour les noms et les adjectifs (étudiant/étudiante, blond/blonde, blanclblanche, etc.), Cette opposition entre consonne muette et consonne pronon­cée devra être réutilisée lorsque 'vous aborderez les séries de mots appartenant à la même famille (le jet/on jette, blanc/blanche/blanchir, le port/il porte, etc.). Lorsque vous enseignez le pluriel, mentionner que la plupart des marques orthographiques du pluriel ne sont pas réalisées à l'oral. Prenons la phrase suivante: C'est dans les châteaux que vivent les fantômes. La forme écrite compte huit marques graphiques: les, châteaux, vivent, les, fantômes. La forme orale ne compte que trois marques phoniques: [le], [-v], [le].

La morphologie des verbes est particulièrement traître pour les débutants et débutantes. Non seulement la consonne finale n'est presque jamais prononcée mais, dans plusieurs cas, c'est tout un groupe de lettres qui reste muet. Ainsi, il n'y a pas de différence orale entre il voit et ils voient (prononcés [ilvwa]). Attirez l'attention sur la finale -ent: elle est muette dans les verbes (ils content, ils couvent) alors qu'elle est prononcée [a] dans les adjectifs (il est content) et dans les noms (un couvent).

Si vous avez fait de la linguistique, reportez-vous à vos cours de phonétique, de phonologie ou d' orthoépie. Sinon, essayez de vous mettre à jour en consultant des ouvrages sur la prononciation du français ou sur l'orthoépie. C'est un bon investissement: vous serez beaucoup plus à l'aise pour expliquer le fonctionnement de la langue lorsque vous en aurez maîtrisé certains des principes de base.

Par ailleurs, ne négligez pas l'expressivité. Ne laissez pas vos étudiants et étudiantes ânonner leurs réponses, le nez baissé sur leur livre. Obligez-les à regarder l'auditoire et à s'adresser à lui. Un exercice fastidieux peut devenir une source de plaisir si on lui donne vie par le truchement de l'intonation. Par exemple, lorsque vous travaillez le conditionnel, faites jouer le ton de l'hypothèse romantique (Si j'étais riche - soupir -, j'irais au bout du monde avec l'être que j'aime.) ou celui de la menace dramatique (Si tu faisais ça, jamais je ne te reverrais.). Profitez de l'occasion pour faire une remarque sur les différentes valeurs du E muet.

Il n'y a pas un seul thème grammatical, lexical ou syntaxique qui ne puisse donner lieu à des interprétations intéressantes. Profitez-en. Vos classes y gagneront en vivacité, en enthousiasme. Vos étudiants et étudiantes y trouveront la motivation qu'ils n'ont pas toujours au départ. N'ou­bliez pas que chacun doit prendre la parole au moins une fois pendant un cours et, si possible, de façon personnelle. Cela est réalisable, même avec les méthodes les plus traditionnelles, car c'est à vous que revient le privilège d'animer votre classe.

 

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  1. L'enseignement de l'oral

Ce chapitre aborde différents aspects de l'enseignement de la langue orale: les difficultés propres à la langue seconde et les techniques pour y remédier, les façons d'exploiter les do­cuments sonores, ainsi que l'organisation du Centre multimédia. Il précise également le rôle des auxiliaires qui se consacr

 

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Revue Arborescences

Considérant que rien de ce qui touche la langue française ne lui est étranger, la revue Arborescences se veut un espace de réflexion sur les enjeux actuels des études françaises aussi bien en littérature, en linguistique qu’en didactique.

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French Studies at the University of Toronto 1853-1993