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Guide pratique des études en français 2013-2014: Les cours

  1. Conseils généraux et politiques universitaires

    1. Les descriptifs de cours
    2. La présence en classe
    3. Les absences
    4. Les retards dans la remise des travaux
    5. Le plagiat
      1. Lors des tests et des examens
      2. Dans les travaux écrits
  2. Apprendre à apprendre

    1. Du talent au savoir-faire
    2. Pendant les cours
    3. S’organiser pour mieux travailler: tenir un agenda
    4. Répartir ses activités
      1. Que faire quand on est forme
      2. Que faire quand on a eu une grosse journée
      3. Que faire quand on est très fatigué
    5. Commen bien lire
  3. Quelques remarques sur les cours de langue au niveau universitaire

A. Conseils généraux et politiques universitaires

1. Les descriptifs de cours

Au début de chaque cours, l’instructeur vous distribuera un descriptif ou plan de cours sur lequel vous trouverez, bien sûr, une description du cours, mais aussi les dates de remise des travaux et tests pour ce cours. Consultez-le régulièrement!

Si un exposé est prévu, choisissez le plus tôt possible la date du vôtre, en tenant compte des travaux et des tests dans vos autres cours.

2. La présence en classe

Vous avez de bonnes raisons d’être présent en classe:

  • Votre groupe-classe sera différent d’une matière à l’autre, et vous vous retrouverez avec des étudiants que vous ne connaissez pas. Par votre présence aux cours, vous n’aurez pas à demander à qui que ce soit ce qui s’est passé ou de vous prêter ses notes de cours, au risque d’obtenir des renseignements erronés.
  • Les instructeurs attribuent un pourcentage de la note finale (environ 10%) à une appréciation générale. Votre présence et votre participation vous vaudront de bons points.
  • Vous vous sentirez plus à l’aise dans le groupe si, par votre assiduité, vous suivez bien ce qui se passe en classe.
  • Votre apprentissage du français ne peut que bénéficier des échanges en classe.
3. Les absences

Si vous prévoyez être absent (pour des raisons religieuses, notamment) lors d’un test, il faut prendre à l’avance des dispositions avec votre instructeur.

Si une urgence ou une maladie subite vous oblige à manquer un test, entrez en contact avec votre instructeur le plus tôt possible. Une absence non justifiée peut vous valoir un zéro.

4. Les retards dans la remise des travaux

En fin de trimestre, vous vous sentirez peut-être débordé par les travaux à remettre. Si vous savez planifier votre emploi du temps, vous parviendrez à finir à temps.

Si vous ne pouvez remettre un travail pour cause de maladie ou d’imprévu, communiquez immédiatement avec votre professeur ; cela vous évitera probablement de perdre des points. Le règlement de la Faculté des Arts et Sciences prévoit des pénalités pouvant aller jusqu’à 2% de la note globale de l’exercice par jour de retard.

5. Le plagiat

Lors des tests et des examens

Les personnes qui utilisent la copie d’un ou une camarade de classe sont coupables de plagiat. Les personnes qui consentent à ce que leur travail soit copié par une autre sont aussi coupables.

Dans les travaux écrits

Les personnes qui utilisent, en tout ou en partie, le travail d’un ou une camarade de classe, ou qui se procurent, contre de l’argent ou non, un travail déjà rédigé, sont coupables de plagiat. De même, les personnes qui consentent à ce que leur travail soit utilisé sont aussi coupables.

Vous devez user de beaucoup de prudence quand vous utilisez des sources secondaires pour vos travaux écrits:

Toute portion de phrase empruntée à une source doit être encadrée de guillemets et la référence doit être donnée au complet dans votre bibliographie.

Si vous voulez utiliser un mot qui vous semble approprié, vous pouvez le faire à condition d’en citer la définition telle qu’elle se trouve dans votre source.

Une note qui a circulé dans les départements d’études anglaises et de théâtre d’Erindale en 1994 dit:

Because plagiarism violates the essential principles of this or any university, it may be punished by suspension or expulsion from the University (see the section on Discipline in the Faculty Calendar). If the following explanation of plagiarism and other matters of academic ethics leaves you with any questions, you should consult your instructor.

Plagiarism (derived from Latin “plagiarius”, “kidnapper”) is the act of presenting the ideas or words of another as your own. While it may be argued that few ideas are original, instructors expect students to acknowledge the sources of ideas and expressions that they use in essays. To represent them as self-created is dishonest and academically worthless.

You may quote or paraphrase another writer if he or she has stated an idea strikingly, as evidence to support your arguments or conclusions, or as a point against which to argue, but such borrowing should be used sparingly and always indicated in a footnote or endnote. […],/

To provide adequate and accurate documentation is not only an indication of academic honesty but also a courtesy enabling the instructor to consult your sources with ease. FAILURE TO DO SO CONSTITUTES PLAGIARISM.

All work submitted by students must be their own work. Students are not allowed to cooperate in the preparation of work submitted for a mark without the explicit permission of the instructor. When a piece of work has been submitted for credit in one course it may not be submitted for credit in another course.

Si vous avez le moindre doute sur cette question, consultez votre professeur ou votre registraire. Vous êtes, a priori, considéré comme étant au courant de cette question.

B. Apprendre à apprendre

Vos études universitaires devraient vous apporter, en plus des qualifications requises pour votre carrière, une formation d’apprenant. En d’autres mots, vous aurez développé, à la fin de vos études, votre aptitude à apprendre, peu importe le domaine d’apprentissage, et vous augmenterez ainsi vos chances de réussite.

1. Du talent au savoir-faire

Si vous avez atteint le niveau universitaire, c’est que vous possédez des aptitudes. Peut-être avez-vous la « bosse » des maths, le don des langues, une mémoire phénoménale, une grande faculté de concentration, une santé de fer… Toutes ces qualités vous seront utiles, mais pour bien les exploiter, il faut développer également votre savoir-faire:

  • Avez-vous une méthode de travail?
  • Quels sont vos trucs pour mieux étudier avant les tests?
  • Où et quand travaillez-vous le plus efficacement? Le matin, la nuit? Dans votre chambre, à la bibliothèque?
  • Comment prenez-vous des notes?
  • Utilisez-vous votre ordinateur de façon maximale?
  • Êtes-vous «organisé»?
  • Avez-vous une mémoire visuelle ou auditive?

La section qui suit vous aidera à étudier et à travailler de manière plus efficace et productive, et peut-être même à tirer plus de plaisir de vos activités d’apprentissage.

Sachez que si vous éprouvez des difficultés chroniques qui se traduisent, par exemple, par de mauvaises notes dans tous vos tests, il serait dans votre intérêt de faire appel aux services du Counseling in Learning Skills Service du Student Koffler Center situé au coin des rues St. George et College. Informations générales: 978-7970.

2. Pendant les cours

Pour bien distinguer l’essentiel du secondaire quand l’instructeur s’adresse à la classe, il faut savoir quel est l’objet principal de la leçon. Pour cela:

  • Consultez le plan du cours pour savoir de quoi il sera question ce jour-là.
  • Préparez la leçon en lisant d’avance, dans votre texte, la partie qui s’y rattache; faites les lectures et les exercices demandés par l’instructeur.
  • Écoutez la leçon attentivement et activement.

Souvent une explication vous paraîtra limpide en classe, et vous croirez avoir tout compris pour de bon. Puis, vous vous rendrez compte, quelques jours plus tard, que les choses s’embrouillent. Pour éviter cela:

  • Prenez de bonnes notes: il ne s’agit pas de noter tout ce que l’instructeur dit, mais de développer un système qui vous permettra de retenir les explications.
  • Prenez vos notes directement en français. C’est beaucoup plus rapide et plus exact que de traduire en anglais ce que dit le professeur.
  • Ayez un code (flèches, signes, abréviations).
  • Prenez note des exemples qui illustrent une explication.
  • Relisez vos notes après le cours, le même jour, pour y ajouter des éléments que vous n’avez pas pu noter en classe.

Participez activement à la classe:

  • Posez des questions: c’est la meilleure façon d’éclaircir les éléments obscurs. Et dites-vous que, si vous n’avez pas compris, vous n’êtes probablement pas seul dans ce cas. Vous rendrez service à plusieurs.
  • Répondez aux questions: rien n’est plus ennuyeux qu’une classe où personne ne répond aux questions posées par l’instructeur. Mais dans un cours de langue, c’est fatal ! Les occasions de vous exprimer en français sont rares, il ne faut pas les rater quand elles passent.

Si vous ne répondez pas correctement, l’instructeur vous expliquera en quoi vous avez fait erreur, vous apprendrez donc quelque chose, et à l’avenir vous éviterez cette erreur.

3. S’organiser pour mieux travailler: tenir un agenda

Un bon moyen d’organiser son travail est de tenir un agenda. Un agenda ne vous indique pas seulement les dates de remise des tests et des travaux: il vous permet de planifier quand vous pourrez étudier ou rédiger un travail.

Essayez de suivre les conseils suivants:

  • Pour un devoir:
    • Prévoyez une journée d’intervalle entre la rédaction d’un devoir et sa remise. En cas de difficulté, de maladie ou de problème d’imprimante, vous aurez le temps de vous rattraper.
  • Pour un exposé:
    • Ayez terminé la préparation quelques jours avant la date de votre exposé. Laissez le texte de l’exposé de côté, puis reprenez-le la veille et exercez-vous oralement, si possible devant un ami.
    • Ayez en mains tout matériel audiovisuel (cassettes, diapositives, tableaux, cartes géographiques, etc.) à l’avance, assurez-vous qu’il est adéquat et que vous savez l’utiliser.
    • Si vous voulez distribuer un plan de votre exposé à la classe, faites vos photocopies la veille. Le jour même d’un exposé oral, on est nerveux et on risque d’oublier des détails…
  • Pour un test:
    • Sachez précisément ce sur quoi portera le test.
    • Divisez la matière par le nombre de jours dont vous disposez.
    • Pour chaque chapitre, partie ou module : relisez le texte et vos notes de cours ; refaites les exercices.
    • Quand quelque chose vous paraît obscur, mettez-le de côté jusqu’au lendemain ; si vous ne saisissez toujours pas, demandez des explications à un collègue de classe, à l’instructeur de français écrit, à votre professeur.
    • Prévoyez une session d’étude la veille du test. Certains font une dernière révision le jour même, d’autres trouvent que cela augmente leur nervosité.

Parlons-en, de la nervosité! La tension fait partie de l’évaluation par test, parce qu’un test repose sur l’inconnu: quelles questions seront posées? Il faut canaliser cette tension et vous en faire une alliée:

  • La tension est stimulante; vous n’avez donc pas besoin de stimulants artificiels comme le café, le thé, le tabac pour vous sentir alerte.
  • «Tension» ne veut pas dire «énergi». Le repos est essentiel pour donner le meilleur de vous-même lors d’un test.
4. Répartir ses activités

Soyez réaliste: ne prévoyez pas de rédiger une dissertation pendant un week-end chez un ami, ou après une fête, ou encore après avoir joué un match de finale pour votre équipe de volley-ball. Aménagez votre temps selon les différents types de travaux qui sont exigés de vous.

Que faire quand on est en forme

Que vous soyez au meilleur de votre forme le matin ou en pleine nuit, profitez de ces périodes pour accomplir ce qui demande le plus de concentration:

  • la rédaction de travaux écrits
  • l’étude intensive en vue d’un test
  • la préparation d’un exposé oral

Que faire quand on a eu une grosse journée

  • des lectures avec prise de notes
  • la préparation des leçons pour les jours à venir
  • le plan d’un travail écrit

Que faire quand on est très fatigué

  • de la recherche en bibliothèque
  • la mise au propre d’un travail
  • la lecture de ses notes de cours
  • une sieste!
5. Comment bien lire

Avant de commencer la lecture, établissez le contexte des pages que vous allez lire.

  • Prenez connaissance de l’origine et de la date de parution du texte.
  • S’il s’agit d’un livre, consultez la table des matières afin de vous donner une vue d’ensemble du contenu.
  • S’il s’agit d’un article dans un journal ou une revue, prenez connaissance de la ligne éditoriale, de l’orientation idéologique ou théorique du périodique.

Pendant la lecture:

La concentration: mesurez régulièrement (à la fin de chaque page, par exemple) votre degré de concentration: si vous vous surprenez à penser au film que vous avez vu la veille ou à la pizza que vous mangerez au dîner, vous avez probablement perdu le fil du texte. En général, le bruit et les distractions visuelles comme la télévision nuisent à la concentration; en revanche, certaines personnes n’arrivent pas à se concentrer dans un silence total. Faites des expériences et adoptez l’environnement qui vous convient le mieux.

Les mots difficiles: prenez note des mots que vous ne comprenez pas; essayez d’en déduire la signification; posez-vous la question: est-ce que le sens de ce mot est indispensable pour continuer ma lecture? Si la réponse est non, attendez la fin d’une partie pour recourir au dictionnaire (mais n’oubliez pas de le faire!). Si vous risquez de perdre le fil du texte, cherchez le mot immédiatement dans un dictionnaire.

Le repérage ce qui est important dans un texte:

  • Tenez compte des paragraphes: chacun contient une idée principale.
  • Soyez à l’affût des connecteurs, les mots comme «premièrement», «deuxièmement», «cependant», «donc», «en revanche», etc. Ces mots indiquent qu’un nouvel élément du raisonnement est apporté.
  • Repérez les trois types de renseignements que comportent les textes de référence:
    • Le contexte: quand, par qui le texte est écrit; le point du vue adopté; les objectifs poursuivis; la méthodologie utilisée; l’explication du vocabulaire.
    • Les postulats: hypothèses; explications, raisonnements, objections, conclusions.
    • L’illustration: citations et exemples à l’appui des postulats.

Pour retrouver ce qui est important dans un texte:

  • Prenez des notes; ou mieux encore, si vous avez une photocopie du texte, soulignez au marqueur fluorescent (high-lighter) les passages importants.
  • Numérotez les diverses parties d’une explication.
  • Écrivez tout de suite dans la marge les idées qui vous viennent.

Après la lecture:

  • Recopiez vos notes à l’ordinateur ou à la main, en les réorganisant. Prenez minutieusement en note les renseignements bibliographiques.
  • Relisez le lendemain les passages qui ne vous semblaient pas clairs. Si quelque chose est vraiment difficile, consultez votre instructeur.

C. Quelques remarques sur les cours de langue de niveau universitaire

L’étude des langues exige beaucoup plus d’effort à l’université qu’à l’école secondaire pour la bonne et simple raison que les objectifs ne sont plus uniquement communicatifs. Si vous avez fait du français au secondaire, vous avez certainement développé beaucoup de spontanéité, un certain sens de la langue et vous vous êtes familiarisé avec certains aspects de la culture francophone.

Vos études en français à l’université vous permettront d’acquérir une compétence linguistique qui va au-delà de la communication approximative en vous permettant de parfaire, notamment, votre français écrit.

L’apprentissage de la langue seconde n’est jamais facile. Il n’existe aucun raccourci, cassette, livre ou méthode miracle qui puisse remplacer la diligence de l’apprenant. Le travail associé à l’apprentissage du français langue seconde implique non seulement des heures longues et dures, mais aussi un apprentissage constant et cumulatif.

La chose est cependant loin d’être impossible et les avantages sont plus importants que les inconvénients. Il est en effet recommandé de suivre des cours de FSL même si vous n’êtes pas sûr que votre profession future exigera une connaissance du français aussi avancée. Il y a deux raisons à cela:

  • L’apprentissage d’une langue exige du temps, il faut donc commencer tôt même si vous n’êtes pas sûr de ses applications immédiates.
  • La rigueur nécessaire pour bien apprendre une langue est la marque de qualités professionnelles non négligeables et même si le français n’est pas exigé dans une description de poste, beaucoup d’employeurs apprécie l’initiative que manifeste l’étude d’une langue étrangère.

Qui plus est, l’apprentissage d’une langue constitue beaucoup plus que le simple fait de réussir les tests de grammaire: il faut savoir se servir de la langue seconde pour communiquer. La communication doit être interprétée de manière large et elle dépasse les seules connaissances linguistiques: étudier le français sans étudier en même temps la culture francophone ne vous préparera pas à la communication active. C’est pourquoi les aspects culturels du monde francophone ne sont pas moins importants dans un cours FSL que la grammaire et le vocabulaire.

Si vous êtes vraiment décidé à apprendre le français, l’effort et le temps que vous devez y investir seront cruciaux. Ne soyez pas étonné de devoir consacrer jusqu’à quatre heures de travail à la maison pour chaque heure que vous passerez en classe. Il est également important que vous étudiiez activement et que vous ne vous persuadiez pas simplement de votre maîtrise du matériel. La prise des notes est inutile à moins que vous ne les utilisiez efficacement en vous posant des questions ou en travaillant avec un(e) autre étudiant(e). Étudier activement implique aussi l’étude comparative des points de grammaire appris. Par exemple, tandis que les manuels de langue ont tendance à présenter, à analyser et à tester un point de grammaire à la fois, chacun sait qu’en réalité et invariablement, ces mêmes points doivent être intégrés et adaptés à toutes sortes de situations communicatives. C’est la raison pour laquelle, dans bien des cas, les tests de langue proposent des exercices intégrant plusieurs points de grammaire. Vous devriez toujours vous demander: «comment est-ce que cela fonctionne et en quoi est-ce différent mais semblable aux autres points étudiés?» Si vous suivez cette règle simple, la grammaire vous sera un outil utile et fiable.

Quant aux talents requis, ils sont de diverses natures. D’une part, les personnes douées de certains talents d’acteur -- celles pour qui il est facile d’imiter d’autres, verbalement et autrement -- ont tendance à apprendre la prononciation et les gestes plus facilement que des personnes plus analytiques. D’autre part, les étudiants qui ont un bon sens méthodologique ou «logique» ont tendance à être meilleurs en grammaire. Le travail en équipe est un bon moyen d’équilibrer les forces et les faiblesses de chacun.

 

Arborescences

Considérant que rien de ce qui touche la langue française ne lui est étranger, la revue Arborescences se veut un espace de réflexion sur les enjeux actuels des études françaises aussi bien en littérature, en linguistique qu’en didactique.

History of the Department

French Studies at the University of Toronto 1853-1993