Campus
- Downtown Toronto (St. George)
Fields of Study
- French Literature
Areas of Interest
- Représentations de l’apocalypse et de l’Anthropocène en littérature contemporaine
- Espaces brisés, surcharge et vide dans les récits apocalyptiques
- Survivance, temporalité et figures narratives de la fin du monde
- Enjeux éthiques et politiques des imaginaires apocalyptiques
Biography
Nicolas Bernier-Wong est doctorant en littérature française à l’Université de Toronto. Il a obtenu une maîtrise à l’Université de la Colombie-Britannique ; son mémoire s’intitulait La Création de la fin : l’évolution de l’absurde dans la littérature de l’apocalypse du XXIe siècle : il y a étudié la surcharge et le vide absurde dans des récits apocalyptiques contemporains.
Son projet doctoral élabore ce questionnement en explorant comment la littérature apocalyptique du XXIe siècle contribue à des réflexions éthiques, politiques et écologiques, à travers l’étude des espaces ruinés, des figures de survivants et des temporalités disloquées.
Thèse
Titre : « Explorations apocalyptiques : espace, langue et personnage dans l’imaginaire littéraire de la fin du monde au XXIe siècle »
Comité :
- Prof. Pascal Riendeau (directeur)
- Prof. Adrien Rannaud
- Prof. Sébastien Drouin
Cette thèse analyse les représentations de l’apocalypse dans la littérature contemporaine francophone du XXIe siècle. Elle interroge la manière dont les récits de la fin du monde déplacent le présent dans un futur hypothétique pour mieux réfléchir aux enjeux écologiques, politiques et éthiques.
L’approche mobilise l’intertextualité et l’allégorie comme outils d’analyse, en dialogue avec l’écocritique et l’écopoétique, afin de mettre en lumière la fonction des ruines, des paysages brisés et des figures de survivants dans la construction de l’imaginaire apocalyptique.
Le corpus rassemble des auteurs tels que Catherine Mavrikakis, Céline Minard, J.D. Kurtness, Antoine Volodine et Christian Guay-Poliquin. La diversité de leurs œuvres témoigne de l’hétérogénéité des fictions catastrophiques contemporaines : chacun propose un imaginaire singulier de la fin du monde qui permet de questionner les menaces émergentes au début du XXIe siècle, qu’elles soient écologiques, sociales ou politiques.
La thèse vise à contribuer à une compréhension élargie de la littérature apocalyptique, non pas comme une simple anticipation catastrophiste, mais comme un lieu de réflexion critique offrant une « plus-value cognitive » sur les rapports entre humains et non-humains au début du XXIe siècle.
Publications
- « Quand raconter c’est survivre : le rôle de la parole et la littérature dans l’imaginaire de la fin du monde », Fémur n°8, vol. 2, mai 2024.
- « Survivre à l’apocalypse : anomalie et ruine dans Oscar de profundis de Catherine Mavrikakis », Cahier ERTA n°36, décembre 2023.
Communications scientifiques
- « Comment vivre "après" : l’enquête de l’anthropocène dans la littérature postapocalyptique », colloque Expressions littéraires et artistiques de l’anthropo(s)cène, octobre 2024.
- « Paysages brisés : réflexions écologiques dans la littérature postapocalyptique », APFUCC Atelier 13, juin 2024.
- « Parler dans le vide : la désagrégation de la communication dans le monde postapocalyptique », APFUCC Atelier 8, mai 2023.
- « What is there to say when faced with the end of the world? », UBC Graduate Student Symposium, avril 2021.
Service
- Trésorier et représentant des étudiants gradués, Department of French, University of Toronto (2023–2025).